Lecture poétique dans le cadre du Printemps des Poètes Avignon Figuier Pourpre

La voix est libre

Dans le cadre du Printemps des Poètes Avignon 2026,

Lecture poétique de 5 poètes

Le vendredi 27 mars à 20 h 30 au Figuier Pourpre

Avec :

Christine Durif-Bruckert. Auteure de poésie. Dernière publication : Ensemble ils sont le monde, co-écrit avec T. Renard, C. Gobet, et P. Durif, La Rumeur libre.

Marc-Henri Arfeux. Auteur d’ouvrages poétiques. Dernier recueil : Tibet de l’âme, Éd. Unicité.

Christophe Pineau-Thierry. Auteur de poésie. Dernier recueil : nous l’éternité, PhB éditions.

Alain Nouvel. Aime écouter le monde. Voilà pourquoi il est poète. A paraître : Pays & Pas, Ed. Unicité.

Wianney Qolltan’. Auteur multirécidiviste. Invité de festivals de poésie et théâtre. Publie régulièrement.

Toute forme de langage devrait être reconnue et libre d’exister sans ironie.

Raymond Queneau

Ce sont des petits riens qui font un tout.

Et ces quelques petits tout que font ces cinq humains font de la poésie.

Au jeu des 5 poètes, prenons la première Christine Durif-Bruckert.

C’est une exploratrice de la vie est à travers ces notes, elle met en musique des situations banales d’une réalité débandant pour tout être humain qui tient à sa libido. Et pour tenir à la vie, elle retient l’espérance par des petits riens de temps posés dans un coin d’un bistrot lyonnais.

Au second accord rythmique, Marc-Henry Arfeux nous représente les affres du temps, à travers les éléments l’eau, le feu, la terre. Il parvient à développer des images en verdure poétiques et ambivalence de notre société, entre concours malheureux de circonstances défectueuses d’une rencontre amoureuse, à une dissection d’une scène de vie quotidienne au travail, une mise en espace des oppressions qui peuvent ne plus être oppressé, pour ouvrir une porte à la liberté.

Dans la famille poétique du Figuier Pourpre, voici Christophe Pineau Thierry est une peinture sonore mêlant l’inconscient ou la conscience ou comment l’esprit peut s’échapper dans un corps sans mouvement, quand il est devant sa tasse de thé fumante, au petit matin, sur une table de café en regardant passer les gens d’ici ou d’ailleurs, grands arbres de forêt en pleurs. Ou comment cette forêt d’humains arrivent à égrainer d’un sens imaginaire dans le positif de la vie. Un carpe diem à l’infini.

Et puis voilà-t-il pas qui se pointe sur scène un nouveau numéro poétique, Alain Nouvel. On pourrait le qualifier comme un walkman de la vie, un homme poétisé qui revendique qui il est à travers nous. Nous, qui n’écoutons pas le pas des mots, en se disant que pas du tout, le monde ne change pas. C’est un philologue, un fin limier des mots sur un fil qui noue et dénoue au fil des notes de piano, qui file et défile une musique bande-annonce des copains de ce radeau de lecture scénique.

Et puis il y a un Conan. Il n’est pas barbare. Il n’est pas un bêta. Ni Alpha. Ni gamma. Une gamme, celle d’être un Qolltan’. Un Qolltan’ qui dit qu’on n’y est pas oui qui pense déjà qu’on y est. Ne vous trompez pas. Il compte non pas la barbarie, il poutine avec ses frites une forme de considération de l’existence contemporaine qui se résume à une codification d’un oui ou d’un nom, d’un clivage en deux points zéro.

Une lecture non en zéro pointé, mais en héroïne et héros qui content l’épopée de notre contemporanéité, qui contemple la destruction d’un Ancien Monde qui met en place un ancien système virtuel qu’est ce qu’on nomme propagande.

Pour nous propager où ?

Là où va le Monde, les poètes sont.


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