Les rencontres de la diffusion OFF Avignon 2026

Sommes nous tous égaux dans la diffusion privé, public, territoire?

Evènement du 9 juillet 16 h 30 – 18 h, scène Agora du Village du OFF festival d’Avignon.

Animé par Cyrille Planson (La Scène).

Avec;

Fabrice Roux, président (La Scène Indépendante), président (Happyprod) et directeur-gérant (L’Archipel – Paris),

Ludivine de Chastenet, administratrice et productrice (Matrioshka) et membre d’Ekhoscènes

Emmanuelle Gourvitch, déléguée aux affaires publiques (SYNAVI)

Margot Quénéhervé, vice-présidente (SYNDEAC)

Cyril Le Grix, président (SNMS – Syndicat national des metteuses et metteurs en scène)

Nous sommes dans un monde où les expériences à vivre ensemble deviennent de plus en plus rares. Ce qui rend le spectacle vivant encore plus précieux

Une spectatrice du festival d’Avignon

Cette rencontre est une programmation des Assises de la diffusion du spectacle vivant (7-10 juillet 2026), ce chantier de réflexion sur deux ans qui se terminera en 2027, en partenariat avec Politismos, Avignon Université et La Scène. Ce cycle de réflexions vise à établir un état des lieux de la diffusion (et de la production) pour proposer des pistes d’action concrètes, avec des ateliers, des entretiens, des présentations d’études et des débats réunissant institutions, artistes, compagnies, productrices et producteurs, diffuseuses et diffuseurs, et représentants des actions culturelles essentielles pour créer un spectacle vivant, à savoir les métiers intermédiaires de la culture (médiateur culturel, webmarketing, community manager, diffuseur, gathering, etc.) et de la production (chargée de production, producteur, mécénat, administrateur).

Ces événements sont ouverts à tous les participants et participantes de la culture et aux acteurs de ces filières.

Force est de constater qu’il faudra plus de deux juillets pour mettre en accord les forces syndicales et publiques des forces de celles du théâtre dites « privées « .

Le privé reproche au public de ne pas ouvrir assez les salles conventionnées par l’État, notamment les SMAC (scènes de musiques actuelles) qui accueillent des spectacles privés, et uniquement des têtes d’affiche. Pour le théâtre public dans une politique de droit privé, représenté par Ekhoscènes, la crise de la diffusion est proche d’une toxicité, car le mental est monopolisé par des charges qui ne représentent pas la charge de la diffusion, comme mutualiser les compétences dans le domaine de la logistique (le transport des décors est un exemple « marronnier » qui impacte le fait d’être moins efficace dans le booking quand on est diffuseur.).

Les théâtres de droit privé, qui sont dans une politique publique par la constitution juridique de loi 1901, sont des producteurs esthétiques ; avec des auteurs vivants sous-représentés, ainsi que les auteurs-interprètes et compositeurs qui ne sont soutenus par qui que ce soit dans les deux domaines, diffusion et production, et pourtant, dans le domaine musical, la mixité de financement privé et public devient la combinaison gagnante pour développer un produit musical.

Qu’on soit de droit public ou privé, dans la production qui incombe à la diffusion, partout en France et y compris dans le festival d’Avignon, on réduit le nombre de lever de rideau, car trop de spectacles sont à diffuser. Il faut réfléchir à un élargissement des publics et on n’arrive pas à résoudre l’équation de la place du public dans le maillage de compétence professionnelle qu’est la diffusion, et notamment dans le cadre du festival. Il faut résoudre ce problème pour faciliter la situation du développement des cibles publiques. Le syndicat de droit privé et public sous forme 1901, la Fédération des Théâtres Indépendants d’Avignon, prône la solution d’un Pass Culture universel.

Le constat sur Avignon serait d’établir une meilleure cohérence et coopération entre les équipes qui font un produit culturel, car il y a une concurrence et un camembert qui se rétrécit. Il faut s’inspirer du milieu rural, mieux fédérer et qui trouve pour chaque événement son public et pour financer le tout, proposer aux entreprises qui peuvent financer une action culturelle un crédit d’impôt, qui n’est pas une subvention pour certains, et qui en est une pour d’autres. Ce qui enclenche une violence et une solitude du créateur et notamment du metteur en scène, car construire un objet artistique est un cheminement du corps et de l’esprit, et cela, demande une longue réflexion avant de positionner une stratégie commerciale sur son objet artistique.

Une question se formule alors : s’il y a trop de spectacles et une diminution des publics, il ne faudrait pas plafonner les dates de tournées ? Cela divise les uns et les autres, pour certains comme la FTIA la solution serait de proposer des représentations gratuites soutenues pas du mécénat privé, si cette dernière parait celle novatrice, cela risquerait de niveler certains sujets de société comme le racisme, la différence et l’orientation du vivre-ensemble. Alors, ont Kholkolise ou on plafonne les tournées qui n’existent pratiquement plus puisque les contrats de cession ou de co-réalisation d’un territoire interdisent le fait de se produire ailleurs, dans un rayon de 150 km, du point de production. Notre esprit d’entrepreneur peut alors se dire que rien est faisable en économie culturelle…

Le débat se termine ainsi, par ce positionnement des forces du privé, qui souhaitent imposer plus de longueur dans la diffusion du spectacle en territoire d’Avignon pour le mois de juillet qui déborderait jusqu’au 15 août, et les forces publiques de droit public qui rappellent ceci : le droit du travail n’est pas extensible et doit être respecté.

Il faudra plus qu’un cheval de Troie et deux juillets pour régler ce mystère, celui du comment vivre de son art en spectacle et de son vivant, qu’on soit spectateur ou créateur.

Les rencontres de la diffusion OFF Avignon 2026
Sommes nous tous égaux dans la diffusion privé, public, territoire?


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