Mon cousin italien - un calabrais en France

Mon cousin italien dans « Un Calabrais en France »

Au théâtre de la Boussole tous les samedis du 14 mars au 2 mai à

18 h 30 ( Paris, 10° arrondissement) au Festival OFF d’Avignon 2026 à Pierre de Lune

La richesse est dans la différence. Il faut cultiver l’indifférence et non la différence. Ne discuter jamais avec un imbécile, les spectateurs ne peuvent pas être en mesure de faire la différence. La différence entre la stupidité et le génie est que le génie a des limites.

Anonyme

C’est un spectacle hybride sur la ville lumière, et sur comment on vit dans Paris, quand on arrive d’ailleurs ; de France, d’une autre région ou d’un autre pays.

La capitale ne tient pas à grand chose, elle tient à ce qu’on nomme l’accent.

À Paris, il n’y en a pas. Et si on tend bien l’oreille, on les constate, cette diversité du Monde. Heureusement. Que serait Paris sans ses accent et son pointu, façon Tour Eiffel ? Elle ne serait plus capitale, ni une ville cosmopolite ; s’il n’y avait pas ses chants de Ménilmontant à Montparnasse, une masse diverse qui constitue le Peuple de Paris.

Pourquoi dit-on  » qu’à Paris, qu’il n’y a pas d’accent.  » ? C’est peut-être un reflet le côté chauvin de notre culture française. Nous sommes des lumières, en puissance, ou du moins on le laisse paraître comme un apparat. Nous sommes français, nous vivons à Paris, nous avons tout à notre disposition. Ce n’est pas comme en Province, ou dans un autre pays. Et pourtant, si on gratte le vernis, de l’étranger ou d’une autre région de France, en habitant Paris ; on a les mêmes préoccupations de survie. Et pour vivre en survie, il y a des fenêtres de beauté comme du soleil dans les rues, ou boire un café en terrasse.

A Paris, point d’accent puisque le français parlé en lettres capitales est considéré comme celui de référence. Cela signifie qu’à Paris, on parle une langue standardisée, sans les particularités régionales ou étrangère. Cette norme linguistique est influencée par les médias et l’éducation, qui enseignent une version « pure » du français. Par conséquent, ne perçoivent pas leur accent insipide et anonyme, et leur façon standarisé de vivre « métro-boulot-dodo ».

Heureusement que les cousins de l’étranger et les provinciaux existent. Sinon, Paris, serait si triste, comme un jour de pluie.

L’histoire de l’accent, en France comme ailleurs, est riche et complexe. Elle suit son histoire qui en fait la grande ; reflétant l’évolution de notre langue et l’influence des autres sur « notre Français ». Avant la Seconde Guerre mondiale, les élèves provinciaux ne parlaient français qu’à l’école, et les langues régionales étaient largement utilisées dans les foyers. L’émergence du français comme langue administrative obligatoire n’a en réalité que 80 ans, et cela a conduit à l’élimination progressive des langues régionales. Seuls, les accents sont restés, ce sont nos traces vivantes du français. Des souvenirs de comment se sont constitués notre langue.

Alors, quand notre cousin vient d’Italie et de Calabre; il faut entendre sa langue et son expression française puis écouter son histoire, qui est comme toute personne qui aime les lucioles et attirée par la ville lumière, celle de la vie parisienne qu’on nomme « Bohème ».

A voir, ici comme ailleurs, aujourd’hui à Paris et demain, en juillet à Avignon.


Commentaires

Une réponse à “Mon cousin italien dans « Un Calabrais en France »”

  1. Avatar de Pepemauro
    Pepemauro

    Grazie! Mille lucciole grazie! Grazie mille, mille luci volanti!

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