théâtre de la Mer le mercredi 13 août 20h30
Distribution : Chœur Brassens, Cheval de Trois, ContreBrassens, Brassens l’Irlandais
Ma musique doit être in-attendue, comme la musique d’un film
Brassens
C’est un bien joli moment, face à la mer, que nous avons vécu dans un théâtre ancré entre le ciel et l’eau.
» – Brassensconnais pas! » dit un gamin de 15 ans qui faisait une tronche pas possible, entraîné par ses grands-parents. Le gosse, petit à petit, quittait son écran pour venir à la vie, avec un sourire radieux au visage. Signe du temps qui passe, avec des chansons indémodables, choisis pas au hasard par des artistes virtuoses du répertoire de Georges. Nous étions accueillis par Martine Bousquet, elle a présenté les facettes d’interprétation du répertoire de l’inénarrable Brassens et l’éclairage qu’a apporté chacun de ces groupes par une façon de sonoriser ses chansons dans une intimité liée à la guitare, à la contrebasse, banjo et aux voix.
« – Brassens, ce n’est pas que la Canne de Jeanne, Mam’s ! » Dis une jeune fille juste derrière moi à sa maman. Non, ce n’est pas que cela. D’ailleurs, le Chœur Brassens avec sa dynamique cheffe de chœur Juliette Pradelle, nous a enchanté avec une réinterprétation en canon des grands standards de Georges et par des clins d’œil à ses amis comme Jacques Brel ou Bobby Lapointe.
» – Ah, bon, tu savais qu’il a vécu à trois ? » Dis une dame à son mari. Ce n’est pas ce que les biographes disent, en tout cas Cheval de Trois dont on a l’habitude de fréquenter le duo pendant la pause festivalière d’Avignon est vraiment à trois avec le guitariste- chanteur José, à prononcer « Rosé » en espagnol, et le trio nous emporte dans un récit en chanson de la vie des artistes sétois comme Paul Valéry et un clin d’œil à l’ingéniosité de Brassens ayant mis en commun deux poètes que tout oppose et dont le point commun est l’amour par des accords musicaux semblables sur le poème « Il n’y a pas d’amour heureux » d’Aragon et « La prière » de Francis James.
» – Au final, Brassens c’est du rythme » dit un homme à sa femme. En contre bas de la scène, côté jardin, arrive le duo ContreBrassens avec la contrebasse et voix profonde de Pauline Dupuy accompagné de son Woody Wood Pecker prénommé Mickael Wookey avec ses bidouilles sonores et son petit clavier. Cela donne une teinte féminine voir féministe du répertoire de Georges, comme nous l’avons jamais entendu sur scène, la fragilité et la force de Pauline Dupuy y est pour beaucoup, un petit bout de femme qui fait corps avec son instrument et son écoute bienveillante du public et de son partenaire.
« – Au final, ça smart Brassens! » l’ado sur son portable dit cela à son grand-père. Pour conclure cette soirée autour d’une bière et d’une crêpe le groupe « Brassens l’Irlandais » qui ne sont pas qu’une seule personne et sont en trio, font trembler par leur virtuosité dans le rythme du swing irlandais les chansons du grand Georges du Théâtre de la Mer transformé à ce moment là en dance-floor. Et comme ce sont tous des copains d’abord, le final a été grandiose.
« – Finalement, c’était une super soirée » la jeunesse fût conquise et nous aussi. On se retrouvera pour le festival Brassens en octobre, du 22 aux 29 2025 au dancing de Sète pour faire la fête au festival « 22, v là Georges » !
Présentation de la programmation d’octobre 2025 « 22, v là Georges »
Site : 22 V’La Georges 2025, Sète

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